Interview: Lionel Latham

Bonjour Lionel Latham, pouvez-vous nous dire comment vous avez débuté votre activité d'antiquaire ?

   
LionelLatham
 

L. L.  J'ai ouvert mon premier magasin d'antiquités en 1980, rue Sismondi à Genève. A l'époque nous étions une dizaine de marchands à cet endroit, ce qui était très stimulant.

SRA Quelle est votre spécialité ? 

L. L. Les arts-décoratifs du vingtième siècle, avec une prédilection pour les arts du feu.

SRA Comment êtes-vous devenu antiquaire ? 

L. L. J'ai débuté comme marchand-fripier au marché aux puces de Plainpalais en 1974, en débarrassant des appartements. Très vite les beaux objets du début du XXe siècles que j'y trouvais m'ont donné l'envie de me consacrer à cette période... Il faut dire qu'à l'époque cette spécialisation n'existait pas parmi les antiquaires

   
Pichet Baltensperger
 

SRA Quel est votre objet préféré au magasin en ce moment ?

L. L.  Un pichet en argent de Baltensperger (Zurich) vers 1950. Cet objet sculptural marie un grand savoir-faire à une esthétique novatrice.

SRA Qu'appréciez vous plus particulièrement dans notre métier ? 

L. L.  Le plus fascinant c'est le côté humain de ce métier, présent dans toutes les transactions. Derrière un objet, un meuble ou un tableau, il y a toujours l'homme qui l'a créé..

SRA Comment voyez-vous l'avenir de notre profession ? 

L. L. C'est aux antiquaires de relever le défi, en offrant aux clients compétence et expertise dans cette relation humaine qu'est l'achat-vente d'oeuvres d'art.

En tant que passeurs d'objets les marchands ont un bel avenir !

Lionel Latham